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Le candidat Prix Littéraires

Couverture : Le candidat

Le candidat

Frédéric Valabrègue
(POL)

Titre : Le candidat Prix obtenu(s) par cet ouvrage

Présentation

Le candidat est un roman d’aventures et d’images relatant le voyage d’un jeune burkinabé, Abdou, désirant traverser le désert et connaître l’Europe. Le livre fait le récit des ruses, opportunités et subterfuges inventés par ce jeune homme à la joie de vivre intacte pour accomplir une ambition dont il n’a pas les moyens.

Il est d’une violence insupportable que l’Occident puisse intimer à la jeunesse de tout un continent, l’Afrique, l’ordre de rester chez elle. Mais ni la dénonciation d’une telle situation ni même la chronique de ces « camions de la mort » qui remontent du Niger à la Libye ne viennent au premier plan. La situation actuelle du migrant apparaît en filigrane et surtout pas du point de vue du reportage.

Le livre se centre sur les modalités du passage et met en valeur la fragilité de l’entreprise. Comment passer d’un lieu à un autre comme on passe d’un mot ou d’une idée à l’autre, le voyage étant l’espace de la transition et de la métamorphose. Ainsi, ce sont les glissements de sens qui créent les circonstances et rendent la progression possible. L’enchaînement des péripéties n’est pas conduit par une logique réaliste mais par des suites de déclics subjectifs occasionnés par la langue et la mémoire.

Abdou, faux candide d’une bonne volonté imperturbable, est un bricoleur qui peut ficeler deux niveaux de réalité n’ayant rien à voir ensemble et les faire tenir. Il fait feu de tout bois et saute sur toutes les occasions avec un instinct de survie d’une ténacité sans faille. Il est l’optimiste total parce qu’il part de rien. Face à l’Occidental, il n’hésite pas à jouer avec les ressorts de la mauvaise conscience et avec les renversements dialectiques de sa position. Il profite de tous les paradoxes, allant jusqu’à caricaturer ce qu’on attend de lui.
Abdou trouve une cohérence, celle de la drôlerie et du plaisir, dans un fatras de bribes irréconcilaibles qui mélange la tradition africaine, l’Islam et des apports occidentaux de seconde main. C’est un autodidacte qui trouve son profit dans un patchwork culturel et l’éclatement des langues. Il invente un vernaculaire à son usage. L’invention de sa propre langue, la façon dont il la porte et la fait entendre représentent pour lui une monnaie d’échange et son meilleur passeport.

Frédéric Valabrègue a toujours rêvé d’écrire un livre de gratitude et de remerciements pour l’adolescence qu’il a vécue au Niger. Il a voulu rassembler les impressions d’Afrique qui lui sont propres, les images intactes demeurées aussi fraîches que les montants bariolés des camions et les fresques de couleurs crues rencontrés de Lagos à Niamey. Il a autant composé avec ce qu’il a vu qu’avec ce qui a été écrit et filmé en Afrique. Enfin, il s’est souvenu des affinités particulières qui lient les écoliers africains francophones avec les fables de La Fontaine, comme si cet auteur avait repris un fond commun appartenant à leur tradition. C’est pour cela que ce roman a aussi des allures de fable.

   


 

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